22 novembre 2011

Beaucoup ne verront plus

    En 1919, Cécile Périn publie "Les Captives", recueil de poèmes sensibles dans lesquels elle évoque souvent la guerre. Pour une fois, ici, une voix de femme, une voix étrangère aussi à la réalité des combats comme peut l'être celle de Francis Carco dans son hommage à Jean Marc Bernard, une voix de l'extérieur. Est-ce cette extériorité qui, déjà, lui fait évoquer et peut-être redouter l'oubli qu'elle pense inéluctable, là où Aragon, au coeur du désastre, criait désespérément "Je me souviens" ? Beaucoup ne verront... [Lire la suite]